Pourquio la Veille est Stratégique
La Veille dite Stratégique est un processus organisé et permanent de Recherche d’informations pour mieux Anticiper les changements dans l’environnement d’une organisation et afin de prendre des décisions qui orienteront son activité.
mercredi 16 janvier 2008
Pratique de la Veille
Savoir pour agir
Innovation, concurrence, réglementation : ne pas opérer de veille en entreprise, c'est risquer d'être aveugle sur des marchés où tout évolue vite. De la surveillance Internet aux missions ciblées, les méthodes pour s'ouvrir à la veille stratégique.
Cinq principes pour faire de la veille
Faire de la veille stratégique est à la portée de toutes les entreprises.
La veille est une attitude, une attention portée à son environnement.
Pas toujours facile pour une entreprise de mobiliser les moyens financiers et le temps nécessaire pour mettre en place un système de veille. Et pourtant la veille représente un atout stratégique pour les entreprises, de toutes tailles, qui plus est si la concurrence est forte. Anticiper les tendances en matière réglementaire, concurentielle, sociale, et être en première position pour développer une innovation ou se lancer sur un nouveau marché, sont autant davantages décisifs pour une entreprise. Les conseils de Yann Guilain, directeur consulting chez Digimind, pour faire une veille efficace et utile en exploitant les ressources "naturelles" de l'environnement.
1 Cibler les besoins
"Il ne faut pas faire de la veille pour la veille", souligne Yann Guilain. La veille doit correspondre à un besoin qu'il faut définir préalablement en interne, via notamment l'identification précise du coeur du métier de l'entreprise. Une petite entreprise définira par exemple ses besoins d'information sur les deux ans à venir, selon des ambitions réalistes, en évitant de se lancer dans un vaste plan. "Pour initier cette démarche de veille, il est essentiel de se centrer sur un projet stratégique particulier et d'avoir une vision dynamique de la concurrence". Bref, l'entreprise doit avoir un but précis à court terme qui va lui permettre de canaliser les personnes et les efforts sur un objectif commun. Une stratégie qui lui permettra de mesurer les retombées de son action.
2 Identifier les acteurs
La veille s'appuie en grande partie sur des vecteurs d'information humains. Lorsque les besoins ont été correctement ciblés, l'entreprise doit identifier les salariés qui sont en contact avec les différentes sources d'information possibles. "Soit par leur personnalité, soit par leur position, ces personnes représentent des relais d'information organisés en réseau. Ces individus sont généralement très attentifs à leur environnement et communiquent aisément pour faire remonter l'information. Le facteur clé de succès de la veille tient dans la motivation de ces personnes, qu'il faut entretenir de diverses manières, en proposant par exemple des bonus, des primes, des cadeaux, des retours d'information ciblés..."
3 Récolter l'information
Pour récolter l'information, nul obligation pour l'entreprise d'utiliser un énorme outil technologique, surtout lorsque l'effectif se trouve entièrement concentré sur un même site. "La machine à café reste un lieu d'échange non négligeable pour la veille et l'e-mail un outil quotidien pour faire remonter l'information." Une surveillance de l'actualité du Web, des publications virtuelles ou "papier", des communiqués de presse des concurrents, une présence sur les salons en s'étant préalablement renseigné sur les entreprises présentes, sont des actes de base pour la veille stratégique. Il faut rester à l'écoute des tendances et traiter l'information de manière structurée : cibler les thèmes, les domaines ou les types d'information à chercher et définir le rôle de chacun pour éviter de récolter le tout-venant. Les informations récoltées seront alors stockées de manière organisée, généralement dans une mini-base de données.
4 Analyser les données
Les données récoltées sont ensuite analysées par rapport aux besoins émis au début du projet. "Ce travail doit être synthétisé dans des livrables qui aident à la décision. Par exemple, le document peut se présenter sous la forme d'un tableau de bord synthétique, utile à six mois. On y trouvera des graphiques ou tableaux, les chiffres de vente ou les argumentaires de la concurrence, et un résumé de cinq préconisations directement opérationnelles. Dans l'idéal et pour être véritablement efficace, ce document ne doit pas dépasser une feuille A4, et surtout ne pas ressembler à un rapport de 200 pages."
5 Diffuser pour agir
A ce stade du projet, la veille ne sert à rien si le résultat n'est pas diffusé auprès des collaborateurs de l'entreprise qui pourront agir en conséquence. Il faut donc que l'information digérée redescende vers les acteurs de l'entreprise. Les résultats de l'analyse des données représentent un outil de travail pour les différents services : marketing, recherche et développement, commercial... Pour cette raison, les informations doivent être diffusées rapidement afin d'éviter qu'elle ne deviennent obsolètes, et par là même tout le projet de veille.
Savoir pour agir
Innovation, concurrence, réglementation : ne pas opérer de veille en entreprise, c'est risquer d'être aveugle sur des marchés où tout évolue vite. De la surveillance Internet aux missions ciblées, les méthodes pour s'ouvrir à la veille stratégique.
Cinq principes pour faire de la veille
Faire de la veille stratégique est à la portée de toutes les entreprises.
La veille est une attitude, une attention portée à son environnement.
Pas toujours facile pour une entreprise de mobiliser les moyens financiers et le temps nécessaire pour mettre en place un système de veille. Et pourtant la veille représente un atout stratégique pour les entreprises, de toutes tailles, qui plus est si la concurrence est forte. Anticiper les tendances en matière réglementaire, concurentielle, sociale, et être en première position pour développer une innovation ou se lancer sur un nouveau marché, sont autant davantages décisifs pour une entreprise. Les conseils de Yann Guilain, directeur consulting chez Digimind, pour faire une veille efficace et utile en exploitant les ressources "naturelles" de l'environnement.
1 Cibler les besoins
"Il ne faut pas faire de la veille pour la veille", souligne Yann Guilain. La veille doit correspondre à un besoin qu'il faut définir préalablement en interne, via notamment l'identification précise du coeur du métier de l'entreprise. Une petite entreprise définira par exemple ses besoins d'information sur les deux ans à venir, selon des ambitions réalistes, en évitant de se lancer dans un vaste plan. "Pour initier cette démarche de veille, il est essentiel de se centrer sur un projet stratégique particulier et d'avoir une vision dynamique de la concurrence". Bref, l'entreprise doit avoir un but précis à court terme qui va lui permettre de canaliser les personnes et les efforts sur un objectif commun. Une stratégie qui lui permettra de mesurer les retombées de son action.
2 Identifier les acteurs
La veille s'appuie en grande partie sur des vecteurs d'information humains. Lorsque les besoins ont été correctement ciblés, l'entreprise doit identifier les salariés qui sont en contact avec les différentes sources d'information possibles. "Soit par leur personnalité, soit par leur position, ces personnes représentent des relais d'information organisés en réseau. Ces individus sont généralement très attentifs à leur environnement et communiquent aisément pour faire remonter l'information. Le facteur clé de succès de la veille tient dans la motivation de ces personnes, qu'il faut entretenir de diverses manières, en proposant par exemple des bonus, des primes, des cadeaux, des retours d'information ciblés..."
3 Récolter l'information
Pour récolter l'information, nul obligation pour l'entreprise d'utiliser un énorme outil technologique, surtout lorsque l'effectif se trouve entièrement concentré sur un même site. "La machine à café reste un lieu d'échange non négligeable pour la veille et l'e-mail un outil quotidien pour faire remonter l'information." Une surveillance de l'actualité du Web, des publications virtuelles ou "papier", des communiqués de presse des concurrents, une présence sur les salons en s'étant préalablement renseigné sur les entreprises présentes, sont des actes de base pour la veille stratégique. Il faut rester à l'écoute des tendances et traiter l'information de manière structurée : cibler les thèmes, les domaines ou les types d'information à chercher et définir le rôle de chacun pour éviter de récolter le tout-venant. Les informations récoltées seront alors stockées de manière organisée, généralement dans une mini-base de données.
4 Analyser les données
Les données récoltées sont ensuite analysées par rapport aux besoins émis au début du projet. "Ce travail doit être synthétisé dans des livrables qui aident à la décision. Par exemple, le document peut se présenter sous la forme d'un tableau de bord synthétique, utile à six mois. On y trouvera des graphiques ou tableaux, les chiffres de vente ou les argumentaires de la concurrence, et un résumé de cinq préconisations directement opérationnelles. Dans l'idéal et pour être véritablement efficace, ce document ne doit pas dépasser une feuille A4, et surtout ne pas ressembler à un rapport de 200 pages."
5 Diffuser pour agir
A ce stade du projet, la veille ne sert à rien si le résultat n'est pas diffusé auprès des collaborateurs de l'entreprise qui pourront agir en conséquence. Il faut donc que l'information digérée redescende vers les acteurs de l'entreprise. Les résultats de l'analyse des données représentent un outil de travail pour les différents services : marketing, recherche et développement, commercial... Pour cette raison, les informations doivent être diffusées rapidement afin d'éviter qu'elle ne deviennent obsolètes, et par là même tout le projet de veille.
dimanche 13 janvier 2008
Concepts
Intelligence économique et stratégique
Intelligence économique : Définition 'Officielle' (Alain Juillet)
L'Intelligence économique se définit comme "la maîtrise et la protection de l’information stratégique pertinente pour tout acteur économique".
Lors d'une conférence organisée par le CEEVO : "INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE : UNE DÉMARCHE À LA PORTÉE DES PME-PMI ? ", M. Alain JUILLET, Haut Responsable auprès du Premier Ministre chargé de l'Intelligence économique (voir l'article O1 Net : L'intelligence économique exige un outil informatique performant), rappelle que dans ce marché qui, après être passé de celui de l'offre à celui de la demande, s'est transformé en marché des connaissances et des savoirs, l'objectif est de réagir vite et de pouvoir marquer une différence.
Au cours de cette conférence, il a été précisé que "l'Intelligence économique était avant tout un état d'esprit" (nous parlons sur ce site de "culture d'entreprise") et qu'elle reposait sur la "maîtrise de l'information" (Sur le Chat Les Echos (20 février 2007) : "C'est la maîtrise et la protection de l'information stratégique utile pour pour tous les décideurs.") (nous insistons sur la diffusion et protection des savoirs stratégiques). En fait une stratégie KM OC SI MA avec l'objectif ci-dessus correspond à cette définition de l'Intelligence économique. Voir également notre page sur la Formation en Intelligence économique.
Définition Bernard Carayon : La France est en retard en matière d'intelligence économique
"Premièrement une politique de compétitivité, d'accompagnement des entreprises sur les marchés mondiaux;
ensuite, une politique de sécurité économique qui s’appuie sur la définition d’un périmètre stratégique de l’économie nationale, puis européenne; politique d’influence, notamment auprès des organismes où s’élaborent désormais les normes qui règlent la vie économique
et enfin, une politique de formation, dans l'enseignement supérieur principalement."
"... À la différence de nos partenaires, nous persistons à croire que les règles de l'économie libérale sont les seules qui ont cours alors qu'il faudrait que nous développions un patriotisme économique défensif et offensif. ... L'intelligence économique a cela d'intéressant qu'elle ne coûte quasiment rien. Elle repose simplement sur la mutualisation, la stratégie, les capacités d'anticipation, les méthodes pour identifier les bons acteurs, les priorités, les vulnérabilités, les opportunités, les chances, etc. C'est tout simplement du travail de réseau. Mais il faut que les Français apprennent à chasser en meute ..."
Wikipédia prpose une douzaine de définitions de l'Intelligence économique
"La première définition de l'intelligence économique moderne date de 1967 par Harold Wilensky, dans un ouvrage intitulé : "L'intelligence organisationnelle". Il définit l'intelligence économique comme l'activité de production de connaissance servant les buts économiques et stratégiques d'une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes."
Autres définitions de l'Intelligence économique
Le nombre de définitions proposées pour l'Intelligence économique (IE) est élévé. Faut-il retenir la définition de Alain Juillet qui met en avant "la maîtrise et la protection de l'information stratégique" ? Ou retenir celles rappelées par la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Moselle
"L'Intelligence Economique est l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de l'information obtenue légalement, utile aux acteurs économiques en vue de la mise en œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives."
"L'IE consiste à : fournir la bonne information, au bon moment, à la bonne personne pour lui permettre de prendre la bonne décision, de bien agir et idéalement de faire évoluer son environnement dans un sens propice".
La HRIE, la mission du Haut Responsable chargé de l’intelligence économique a son propre site. intelligence-economique.gouv.fr est "une vitrine, un carrefour, un tremplin" selon Alain Juillet.
On peut y lire l'article : Le risque financier et l'apport de l'Intelligence économique, "Analyser ses marchés, apprécier ses actifs stratégiques, cerner son risque financier, jauger la nature et le soutien de son actionnariat sont les défis quotidiens que doit relever le chef d'entreprise...La gestion du risque financier est un enjeu quotidien majeur de la vie de l'entreprise"
L'article Intelligence économique et Management Stratégique publié sur le site infoguerre.com décrit notamment un schéma du "cycle du renseignement (ou de la connaissance)" et propose "l’intelligence économique est l’arme maîtresse du management stratégique de l’entreprise".
Lors d'une interview : Alain Juillet (Intelligence économique) un an après sa nomination dresse un état des lieux de l'IE (enseignement, manque d'outils sémantiques). Il est interrogé sur les "freins à la mise en place de politiques concrètes en matière d'intelligence économique" (dirigeants persuadés ou non du caractère hautement stratégique de l'IE) et sur "le rôle des DSI en matière d'IE" ("Mais il ne faudrait pas cantonner l'IE à des contraintes de SI. Celui-ci n'est qu'un outil au service de la stratégie. Les DSI doivent saisir cette occasion pour donner encore plus d'ampleur à leur tâche.") Message reçu : le CiGREF publie son nouveau rapport consacré à "L'Intelligence Économique appliquée à la Direction des Systèmes d'Information".
Autre opinion : "On parle beaucoup d'intelligence économique. Sans forcément savoir ce qui se cache derrière un concept encore obscur", phrase d'introduction du dossier Intelligence économique et lobbying : le défi français (Courrier de la CCIP, N° 125 - Avril 2005). L'article INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE en restreind le sens : "L'expression «intelligence économique» (IE) doit s'entendre au sens anglo-saxon actuel d'intelligence : renseignement, voire espionnage."
L'intelligence économique doit être mise en application dans une recherche de résultatsL'intrview de Christian Harbulot (oct. 2007) L'intelligence économique doit être mise en application dans une recherche de résultats précise bien que "Les priorités de l'entreprise déterminent l'usage des outils et les méthodes à appliquer ...Cette méconnaissance de l'existant pénalise la mise en application de nouvelles méthodes de travail à partir de l'information pour prendre des parts de marché. Le déficit actuel du commerce extérieur de la France s'explique en partie par l'incapacité à redéployer le tissu économique vers d'autres zones d'échange"
Intelligence économique et espionnage économique
L'IE se distingue de l'espionnage économique, une attitude réfléchie doit être établie concernant la protection de l'information, un juste milieu entre paranoïa et naïveté (cf. : Valeo : qui espionne le groupe ?, puis l'affaire Valéo "Surpris qu'on se laisse encore avoir", Li Li petite taupe industrielle?, ensuite Affaire Valéo "On a gonflé toute cette histoire"). Lire la note (déc. 2006) L'intelligence économique continue de se chercher, les articles Le triple paradoxe de l’intelligence économique et Les secrets d'entreprise sont de plus en plus rares. Voir notre paragraphe Protection de l'information sur la page Intelligence économique - Support Informatique et MAnagement.
Notre définition de l'Intelligence économique
L'Intelligence économique correspond à une stratégie Knowledge Management OCSIMA (Objectif, Connaissances, SI et MAnagement), avec pour Objectif fixé, la première étape, = ‘réagir vite et marquer une différence dans un marché hypercompétitif oú tout le monde peut faire aussi bien’.
Le Référentiel de Formation en Intelligence économique contient un pôle Management de l'information et des connaissances : "Le KM est l'aboutissement de la chaîne de traitement de l'information."
Intelligence économique, votre projet et la Méthode OCSIMA
Intelligence économique et Connaissances
Intelligence économique et SI-MAnagement
Voir sur notre site les deux autres pages:
PME-PMI : Conseils OCSIMA pour développer une Stratégie Intelligence Économique
Comparaisons entre PME et Grandes Entreprises
Pratique de l'Intelligence économique dans les PME-PMI : un réseau interne restreint, sélectif et centralisé
L'Intelligence économique doit devenir l'affaire de tous
Mutualisation des ressources (rôle des CCI, des réseaux régionaux, ...)
La pratique de l’Intelligence Économique : retours d’expérience
Les PME face au défi de l'intelligence économique
PME-PMI : Comment développer une démarche d'intelligence économique ?
Notre page "Inde : une opportunité (intelligence économique) pour les entreprises françaises ?" est un exemple d'analyses préliminaires (marché, contexte) contenant des liens pour obtenir des informations complémentaires (taxes, législation, investissement étranger) sur des secteurs particuliers. Elle a également pour but d'inciter les entreprises françaises à envisager ce marché en pleine extension.
Intelligence économique, autres concepts
Veille et Intelligence économique
L'IE est plus qu'une activité de veille systématique, elle nécessite entre autre d'être intégrée à la culture d'entreprise (partage, évaluation, critique de l’information dont chacun dispose). Au niveau de l'IE la stratégie est établie puis les activités de veille sont définies. Voir l'article Intelligence économique, mode d'emploi. Vous trouverz sur notre page Veille et Intelligence économique une description des activités de veille économique, technologique ...
Guerre économique et Patriotisme économique
Ces notions concernent les orientations ("guerre cognitive") à long terme "au-delà de ces effets de mode qui poussent nos décideurs politiques a surfer, souvent maladroitement et à contretemps, sur l’actualité immédiate" constat rappelé dans ce bilan : "Le jour où les dirigeants politiques français sauront de nouveau définir comme ce fut le cas pour le général de Gaulle ce qu’est l’intérêt français et ce que doit être l’intérêt européen, on aura fait un grand pas dans la compréhension du sujet."
Intelligence économique et Business Intelligence
La ’Business Intelligence‘, terme généralement traduit en ’Informatique décisionnelle‘, peut être considérée comme une démarche simplifiée de l'IE :
elle se concentre plus sur les données que sur les connaissances,
elle n'implique pas tout le personnel de l'entreprise.
L'objectif reste de fournir aux décideurs les moyens d'interpéter les données multiples et complexes.
Comme nous l'indiquons dans notre page Knowledge Management, nous préférons le terme anglais Competitive intelligence pour traduire Intelligence économique.
Intelligence économique, quelques liens
Intelligence économique : Définition 'Officielle' (Alain Juillet)
L'Intelligence économique se définit comme "la maîtrise et la protection de l’information stratégique pertinente pour tout acteur économique".
Lors d'une conférence organisée par le CEEVO : "INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE : UNE DÉMARCHE À LA PORTÉE DES PME-PMI ? ", M. Alain JUILLET, Haut Responsable auprès du Premier Ministre chargé de l'Intelligence économique (voir l'article O1 Net : L'intelligence économique exige un outil informatique performant), rappelle que dans ce marché qui, après être passé de celui de l'offre à celui de la demande, s'est transformé en marché des connaissances et des savoirs, l'objectif est de réagir vite et de pouvoir marquer une différence.
Au cours de cette conférence, il a été précisé que "l'Intelligence économique était avant tout un état d'esprit" (nous parlons sur ce site de "culture d'entreprise") et qu'elle reposait sur la "maîtrise de l'information" (Sur le Chat Les Echos (20 février 2007) : "C'est la maîtrise et la protection de l'information stratégique utile pour pour tous les décideurs.") (nous insistons sur la diffusion et protection des savoirs stratégiques). En fait une stratégie KM OC SI MA avec l'objectif ci-dessus correspond à cette définition de l'Intelligence économique. Voir également notre page sur la Formation en Intelligence économique.
Définition Bernard Carayon : La France est en retard en matière d'intelligence économique
"Premièrement une politique de compétitivité, d'accompagnement des entreprises sur les marchés mondiaux;
ensuite, une politique de sécurité économique qui s’appuie sur la définition d’un périmètre stratégique de l’économie nationale, puis européenne; politique d’influence, notamment auprès des organismes où s’élaborent désormais les normes qui règlent la vie économique
et enfin, une politique de formation, dans l'enseignement supérieur principalement."
"... À la différence de nos partenaires, nous persistons à croire que les règles de l'économie libérale sont les seules qui ont cours alors qu'il faudrait que nous développions un patriotisme économique défensif et offensif. ... L'intelligence économique a cela d'intéressant qu'elle ne coûte quasiment rien. Elle repose simplement sur la mutualisation, la stratégie, les capacités d'anticipation, les méthodes pour identifier les bons acteurs, les priorités, les vulnérabilités, les opportunités, les chances, etc. C'est tout simplement du travail de réseau. Mais il faut que les Français apprennent à chasser en meute ..."
Wikipédia prpose une douzaine de définitions de l'Intelligence économique
"La première définition de l'intelligence économique moderne date de 1967 par Harold Wilensky, dans un ouvrage intitulé : "L'intelligence organisationnelle". Il définit l'intelligence économique comme l'activité de production de connaissance servant les buts économiques et stratégiques d'une organisation, recueillie et produite dans un contexte légal et à partir de sources ouvertes."
Autres définitions de l'Intelligence économique
Le nombre de définitions proposées pour l'Intelligence économique (IE) est élévé. Faut-il retenir la définition de Alain Juillet qui met en avant "la maîtrise et la protection de l'information stratégique" ? Ou retenir celles rappelées par la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Moselle
"L'Intelligence Economique est l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de distribution et de protection de l'information obtenue légalement, utile aux acteurs économiques en vue de la mise en œuvre de leurs stratégies individuelles et collectives."
"L'IE consiste à : fournir la bonne information, au bon moment, à la bonne personne pour lui permettre de prendre la bonne décision, de bien agir et idéalement de faire évoluer son environnement dans un sens propice".
La HRIE, la mission du Haut Responsable chargé de l’intelligence économique a son propre site. intelligence-economique.gouv.fr est "une vitrine, un carrefour, un tremplin" selon Alain Juillet.
On peut y lire l'article : Le risque financier et l'apport de l'Intelligence économique, "Analyser ses marchés, apprécier ses actifs stratégiques, cerner son risque financier, jauger la nature et le soutien de son actionnariat sont les défis quotidiens que doit relever le chef d'entreprise...La gestion du risque financier est un enjeu quotidien majeur de la vie de l'entreprise"
L'article Intelligence économique et Management Stratégique publié sur le site infoguerre.com décrit notamment un schéma du "cycle du renseignement (ou de la connaissance)" et propose "l’intelligence économique est l’arme maîtresse du management stratégique de l’entreprise".
Lors d'une interview : Alain Juillet (Intelligence économique) un an après sa nomination dresse un état des lieux de l'IE (enseignement, manque d'outils sémantiques). Il est interrogé sur les "freins à la mise en place de politiques concrètes en matière d'intelligence économique" (dirigeants persuadés ou non du caractère hautement stratégique de l'IE) et sur "le rôle des DSI en matière d'IE" ("Mais il ne faudrait pas cantonner l'IE à des contraintes de SI. Celui-ci n'est qu'un outil au service de la stratégie. Les DSI doivent saisir cette occasion pour donner encore plus d'ampleur à leur tâche.") Message reçu : le CiGREF publie son nouveau rapport consacré à "L'Intelligence Économique appliquée à la Direction des Systèmes d'Information".
Autre opinion : "On parle beaucoup d'intelligence économique. Sans forcément savoir ce qui se cache derrière un concept encore obscur", phrase d'introduction du dossier Intelligence économique et lobbying : le défi français (Courrier de la CCIP, N° 125 - Avril 2005). L'article INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE en restreind le sens : "L'expression «intelligence économique» (IE) doit s'entendre au sens anglo-saxon actuel d'intelligence : renseignement, voire espionnage."
L'intelligence économique doit être mise en application dans une recherche de résultatsL'intrview de Christian Harbulot (oct. 2007) L'intelligence économique doit être mise en application dans une recherche de résultats précise bien que "Les priorités de l'entreprise déterminent l'usage des outils et les méthodes à appliquer ...Cette méconnaissance de l'existant pénalise la mise en application de nouvelles méthodes de travail à partir de l'information pour prendre des parts de marché. Le déficit actuel du commerce extérieur de la France s'explique en partie par l'incapacité à redéployer le tissu économique vers d'autres zones d'échange"
Intelligence économique et espionnage économique
L'IE se distingue de l'espionnage économique, une attitude réfléchie doit être établie concernant la protection de l'information, un juste milieu entre paranoïa et naïveté (cf. : Valeo : qui espionne le groupe ?, puis l'affaire Valéo "Surpris qu'on se laisse encore avoir", Li Li petite taupe industrielle?, ensuite Affaire Valéo "On a gonflé toute cette histoire"). Lire la note (déc. 2006) L'intelligence économique continue de se chercher, les articles Le triple paradoxe de l’intelligence économique et Les secrets d'entreprise sont de plus en plus rares. Voir notre paragraphe Protection de l'information sur la page Intelligence économique - Support Informatique et MAnagement.
Notre définition de l'Intelligence économique
L'Intelligence économique correspond à une stratégie Knowledge Management OCSIMA (Objectif, Connaissances, SI et MAnagement), avec pour Objectif fixé, la première étape, = ‘réagir vite et marquer une différence dans un marché hypercompétitif oú tout le monde peut faire aussi bien’.
Le Référentiel de Formation en Intelligence économique contient un pôle Management de l'information et des connaissances : "Le KM est l'aboutissement de la chaîne de traitement de l'information."
Intelligence économique, votre projet et la Méthode OCSIMA
Intelligence économique et Connaissances
Intelligence économique et SI-MAnagement
Voir sur notre site les deux autres pages:
PME-PMI : Conseils OCSIMA pour développer une Stratégie Intelligence Économique
Comparaisons entre PME et Grandes Entreprises
Pratique de l'Intelligence économique dans les PME-PMI : un réseau interne restreint, sélectif et centralisé
L'Intelligence économique doit devenir l'affaire de tous
Mutualisation des ressources (rôle des CCI, des réseaux régionaux, ...)
La pratique de l’Intelligence Économique : retours d’expérience
Les PME face au défi de l'intelligence économique
PME-PMI : Comment développer une démarche d'intelligence économique ?
Notre page "Inde : une opportunité (intelligence économique) pour les entreprises françaises ?" est un exemple d'analyses préliminaires (marché, contexte) contenant des liens pour obtenir des informations complémentaires (taxes, législation, investissement étranger) sur des secteurs particuliers. Elle a également pour but d'inciter les entreprises françaises à envisager ce marché en pleine extension.
Intelligence économique, autres concepts
Veille et Intelligence économique
L'IE est plus qu'une activité de veille systématique, elle nécessite entre autre d'être intégrée à la culture d'entreprise (partage, évaluation, critique de l’information dont chacun dispose). Au niveau de l'IE la stratégie est établie puis les activités de veille sont définies. Voir l'article Intelligence économique, mode d'emploi. Vous trouverz sur notre page Veille et Intelligence économique une description des activités de veille économique, technologique ...
Guerre économique et Patriotisme économique
Ces notions concernent les orientations ("guerre cognitive") à long terme "au-delà de ces effets de mode qui poussent nos décideurs politiques a surfer, souvent maladroitement et à contretemps, sur l’actualité immédiate" constat rappelé dans ce bilan : "Le jour où les dirigeants politiques français sauront de nouveau définir comme ce fut le cas pour le général de Gaulle ce qu’est l’intérêt français et ce que doit être l’intérêt européen, on aura fait un grand pas dans la compréhension du sujet."
Intelligence économique et Business Intelligence
La ’Business Intelligence‘, terme généralement traduit en ’Informatique décisionnelle‘, peut être considérée comme une démarche simplifiée de l'IE :
elle se concentre plus sur les données que sur les connaissances,
elle n'implique pas tout le personnel de l'entreprise.
L'objectif reste de fournir aux décideurs les moyens d'interpéter les données multiples et complexes.
Comme nous l'indiquons dans notre page Knowledge Management, nous préférons le terme anglais Competitive intelligence pour traduire Intelligence économique.
Intelligence économique, quelques liens
Inscription à :
Articles (Atom)